Le système éducatif français s’appuie sur cinq piliers fondamentaux. Jean-Michel Blanquer, le ministre de l’Éducation nationale a d’ailleurs adressé une lettre aux professionnels et aux personnels de l’éducation nationale pour leur témoigner sa confiance et indiquer les principaux objectifs pour l’année scolaire 2018-2019.

Le fonctionnement du système éducatif français

Il faut retenir que la constitution française, les traités internationaux, les lois, les décrets, les arrêtés, les circulaires et la note de service participent pleinement à l’encadrement du système scolaire tricolore. Depuis l’instauration de la loi sur la refondation de l’école du 8 juillet 2013, le ministère de l’Éducation nationale a pour objectif de transmettre les valeurs de République, de redéfinir les programmes, de développer le numérique éducatif et de reconstruire la formation des enseignants. Par conséquent, l’école primaire est devenue l’un des piliers fondamentaux du système d’éducation français et joue un rôle crucial sur la prévention de la difficulté scolaire.

Il est intéressant de savoir que l’Éducation nationale est régie par différentes lois à l’instar des lois napoléoniennes qui ne concernent que l’enseignement secondaire (collèges, lycées, baccalauréat, rectorats, inspections académiques). Les lois Ferry de 1881 et 1882 sont toujours en vigueur. Grâce à elles, la gratuité de l’école primaire et la laïcité des établissements scolaires ont été instaurées. Par contre, celles-ci obligent les enfants âgés de 6 à 13 ans à aller à l’école. La loi Debré de 1959 organisant le fonctionnement de l’école privée à côté de l’école publique régit également l’éducation nationale. C’est aussi le cas de la loi Habby de 1975 et de la loi Jospin de 1989.

Quels sont les cinq piliers fondamentaux de l’Éducation nationale ?

Le système éducatif français repose sur cinq grands fondamentaux. Le premier d’entre eux, c’est la liberté d’enseignement (public ou privé). Le deuxième c’est l’obligation scolaire. Le code de l’Éducation dispose que « l’instruction est obligatoire pour les filles et garçons âgés de 6 à 16 ans, résidant sur le territoire français, quelle que soit leur nationalité ». Chaque élève n’a donc pas le droit de s’absenter à école. La gratuité de l’enseignement fait également partie des fondamentaux de l’Éducation nationale. Autrement dit, les établissements d’enseignement ne doivent jamais demander aux familles des droits d’inscription ni de droit de participation financière aux activités obligatoires ni de droit de participation aux fournitures communes de l’école. En revanche, cette gratuité ne couvre pas les activités éducatives optionnelles à l’école telles que les classes vertes ou les fournitures scolaires individuelles de chaque élève (cartables, trousse, stylos, cahiers).

La laïcité et la neutralité de l’enseignement font partie des principes fondamentaux du système éducatif français. En clair, l’État doit respecter sa neutralité dans le cadre de l’exercice de sa fonction, chacun est libre de choisir la religion qui lui pait. Chaque établissement n’a pas le droit d’imposer ses convictions religieuses à ses élèves. Il est par ailleurs intéressant de retenir que l’Éducation nationale joue un rôle important dans la lutte contre les inégalités sociales. Il ambitionne donc de supprimer les zones d’éducation prioritaire de la carte scolaire et de promouvoir l’éducation des élèves handicapés. Quoi qu’il en soit, la route est encore longue.